Quand j’étais petite, je voulais devenir ballerine. J’ai commencé dès que possible. C’est marrant, en y repensant, qu’un enfant maladroit comme je l’étais ait tant voulu faire un sport où l’équilibre tient une place si importante. On veut ce qu’on n’a pas, je suppose.


J’aime la danse. Le théâtre m’a permis d’étudier son intérêt pour raconter une histoire, plutôt que le point de vue technique que j’avais. C’est la raison pour laquelle je m’intéresse plus à la danse contemporaine maintenant. Elle est beaucoup plus libre que la danse classique, même si raconter quelque chose à travers ces contraintes paraît aussi très intéressant. J’ai même pu créer une chorégraphie pour l’épreuve de danse du Baccalauréat ! C’était un travail extrêmement gratifiant, d’arriver à un résultat dont on était toutes fières et de pouvoir le présenter. Ce sera sûrement la seule épreuve de Bac que j’avais hâte de passer.
J’étais maladroite, le suis un peu moins aujourd’hui. J’ai grandi vite, et je suppose que j’avais tendance à oublier l’espace que j’occupais, d’où la maladresse. Mais la danse a été un moyen de dompter mon corps. De réaliser tout ce que je pouvais contrôler, ce que je pouvais en faire. Elle a aussi été ma première pratique en groupe. Ma classe était très soudée, et c’est aussi ce qui rendait la danse si agréable, de faire partie d’un tout.